Les Blessures assassines

200094 min

Le Mans, 1913. Après la séparation de leurs parents, Christine et Emilia Papin sont confiées à un orphelinat. Très vite, Emilia trouve sa vocation et décide d’entrer dans les ordres, avec l’approbation de son père. Christine souhaite la suivre dans cette voie, mais sa mère, qu’elle déteste, s’y oppose catégoriquement et la fait sortir de l’orphelinat. Au fil des jours, leur complicité se change en passion. Elles deviennent amantes…

Critique

Christine (Sylvie Testud) mène le film avec sa folie refoulée, son amour et sa haine démesurés.
Elle est chétive, sombre, tourmentée, mal-aimée par sa mère, elle joue avec austérité, elle est presque effrayante.
Léa (Julie-Marie Parmentier) est plus naïve, plus joyeuse aussi, son amour pour Christine est simple, naturel et sincère, une enfant limitée mais bonne fille, les deux comédiennes sont captivantes.
La mère Isabelle Renauld est un monstre d’égoïsme et développe une sorte de parano envers Christine accompagné de dégout. Elle aime sa petite dernière Léa mais à sa manière, tout de même prête à l’exploiter. Personnalité paradoxale, une femme libre, dure et bien seule.

Une réalisation sobre, on retrouve presque l’univers de René Clément dans Gervaise. Une très bonne adaptation de l’histoire des sœurs Papin.